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Concours national de l'Éthique professionnelle

le 18 juin 2022

Fabien Argelier (Mathématiques - 2021) s'est vu décerner le 1er prix district Bretagne - Mayenne et une mention spéciale au niveau national du concours de l'éthique professionnelle coorganisé par le Rotary, la conférence des grandes écoles et la commission nationale française pour l'UNESCO pour son essai "Repenser

Fabien Argelier : 1er prix du district 1650

Fabien Argelier : 1er prix du district 1650

Repenser l’idée du “scientifique-roi” : la leçon d’éthique de la crise sanitaire ?

(La démarche de Fabien Argelier | Mathématiques - 2021)

Il s'est installé, au cours de la crise sanitaire, un nouveau débat au sein des sociétés démocratiques : dans quelle mesure les médecins, les épidémiologistes - en bref, les personnes qui ont une légitimité intellectuelle sur le sujet de l'épidémie en elle-même - devraient se voir investis d'une légitimité politique par le contexte ?

Étant un citoyen à la fois intéressé par les questions de politique publique, directement impacté par les décisions prises, et passionné de sciences, potentiel chercheur ou enseignant en mathématiques, je me sens doublement concerné par cette problématique qui interroge, comme aucune ne l’avait faite auparavant, mes conceptions personnelles de la déontologie et de la démocratie.

Le chercheur est ainsi confronté à un dilemme éthique entre plaisir personnel, indépendance dans son travail vis-à-vis de l'opinion publique - car ce n’est pas la popularité d’une thèse qui lui confère automatiquement sa validité scientifique - et désir d’utilité auquel le travail de vulgarisation et d’expertise, requis pendant la crise sanitaire mais peu valorisée dans le milieu scientifique1, semble mieux répondre. Car si chercheur dans un domaine aussi abstrait reste un métier que l’on décide en principe de faire parce qu’il nous plaît, ce goût personnel est tout de même doublé d’une presque-foi profonde au bénéfice commun qui peut en découler sur le long terme, sans quoi la recherche n’aurait d’ailleurs pas vraiment de raison d’être financée par le contribuable. C’est en partie, je crois, grâce à cette confiance que les mathématiques ont connu un tel essor.

Mais cette responsabilité d’information scientifique soulève la difficulté de conserver les nuances et la complexité des phénomènes. J’ai eu pour ma part l’occasion d’étudier et de concevoir des modèles d’épidémie, ce qui m’a permis de m'apercevoir de la quantité de savoir-faire théorique et pratique que leur formalisation et leur interprétation requéraient. C’est ce décalage saisissant entre, d’une part, cette complexité, et, d’autre part, la confiance et la simplicité qui accompagnaient nombre de discours concernant la situation sanitaire, qui m'a sérieusement interrogé et m’a inspiré la rédaction de cet essai qui tente très modestement d’en tirer quelques causes et d’imaginer des pistes pour une éthique du scientifique propice à un rapport plus apaisé avec le grand public.


Lire l'essai > Repenser l’idée du “scientifique-roi” : la leçon d’éthique de la crise sanitaire ? (PDF, 293 Ko)

Déconstruire les a priori sur le dopage et repenser l’éthique sportive : quand l’important n’est plus de participer

(La démarche de Donatien Lacresse | DEM-2021 et Arthur Le Deuff | 2SEP - 2020)

Le dopage est considéré aujourd’hui comme un enjeu majeur dans le monde du sport. A l’approche des Jeux Olympiques de Paris 2024, nous nous sommes intéressés à ce phénomène et à son impact sur la définition et la préservation de l’éthique sportive.

Nous sommes deux étudiants à l’Ecole Normale Supérieure (ENS) de Rennes, respectivement au département Sciences du Sport et Education Physique et Droit- Economie-Management. Au sein de l’école, notre formation à la recherche nous encourage à approfondir et à prendre position sur des grands enjeux de société. Tous deux amateurs de sport, nous nous intéressons aux évènements sportifs nationaux et internationaux tout au long de l’année. Nous avons souhaité nous concentrer sur le phénomène du dopage et sur l’impact de son encadrement sur le devenir des valeurs du sport.

Notre réflexion est née du constat d’une lutte antidopage utopique, stéréotypée et inefficace. Nous avons cherché à comprendre ce qui justifiait le développement du dopage dans notre société, et nous nous sommes confrontés à l’arsenal juridique utilisé pour encadrer ce phénomène. La place particulière du sport, notamment dans les sociétés occidentales (vecteur d’intégration, de bien-être, d’ascension sociale), nous a amené à étudier la raison d’être d’une éthique propre au monde du sport ainsi que ses perspectives d’évolution.

La complémentarité des approches de nos deux départements a été essentielle pour pouvoir élaborer une réflexion construite et fondée, associant conceptualisation théorique et acceptions pratiques de l’éthique dans le monde du sport. Nos perspectives d’évolution de carrières en tant que décideur public, juriste, chercheur en sciences de la vie ou encore professionnel du sport nous ont amenés à questionner le dopage sous différents angles et sous différents acteurs.

Lire l'essai > Déconstruire les a priori sur le dopage et repenser l’éthique sportive : quand l’important n’est plus de participer (PDF, 143 Ko)

Toutes nos félicitations également à Luca Tenreira et Gabrielle Garnier pour leur essai "Le doctorat en sciences sociales : tremplin ou désillusion?",  ainsi qu'à Mathieu Penne "L'éducation climatique au XXIe : entre éthique environnementale et éthique humaniste"


Thématique(s)
Développement durable, Formation, Vie de l'École
Partenaires
Un grand merci également à Léa Gottsmann, agrégée préparatrice au département 2SEP, pour son implication dans ce concours pour l'ENS Rennes.
Contact
Léa Gottsmann

Mise à jour le 6 juillet 2022