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Maël Laquet

Département Mécatronique | Promotion 2021

Outil d’évaluation de politiques publiques énergétiques à une échelle locale

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Institut d'Electronique et des Technologies du numéRique (IETR), Université de Rennes
Dir. Romain Bourdais - co-dir. Marie Ruellan

Résumé. La transition énergétique nécessite des changements sociotechniques dans tous les secteurs, notamment celui du logement. En Europe et en France, des politiques publiques sont mises en place pour améliorer l'efficacité énergétique et encourager des changements de comportements, mais leur efficacité doit être évaluée à différentes échelles, tant au niveau des territoires que des bâtiments. 
Les modèles actuels, qu'ils soient à grande échelle ou au niveau du bâtiment, peinent à prendre en compte la diversité des comportements et des contextes individuels, ce qui limite leur capacité à évaluer pleinement l'impact des politiques publiques au niveau local, là où elles sont et doivent être déployées. Il n'existe actuellement pas de méthode à l’échelle locale pour développer un outil d’évaluation adapté prenant en compte les spécificités des territoires et des comportements individuels. L’évaluation des politiques publiques doit inclure l'interaction entre les ménages et l'impact des incitations publiques sur les choix énergétiques domestiques, notamment sur les réseaux d’énergie.
Cette thèse cherche à combler ce manque méthodologique en développant une approche d’évaluation des politiques énergétiques locales, centrée sur l’habitat. Elle vise à mesurer des indicateurs quantitatifs (consommations énergétiques, émissions de CO2, coûts) et qualitatifs (équité d’accès aux énergies renouvelables, appropriation des enjeux énergétiques) pour une évaluation prospective. Les défis incluent la construction d’un modèle générique de ménage qui intègre la diversité des pratiques, les impacts des politiques sur les investissements et les changements de comportements, ainsi que leur acceptabilité. 
En suivant une approche bottom-up, elle devra également prendre en compte les dynamiques de groupe et les contraintes d'infrastructure à l’échelle du quartier, notamment pour le dimensionnement des capacités de production et de distribution d’énergie. Enfin, elle aura l’intention d’être construite dans un souci de généricité, afin d’être déployée sur des territoires variés.

Motivation
« J’ai une forte motivation pour travailler dans les domaines des enjeux climatiques et de la transition énergétique. Mon objectif est de contribuer de manière active à la recherche de solutions concrètes à ces défis. J’ai orienté ma formation vers le génie électrique et les énergies renouvelables, notamment à travers l’agrégation, un Master spécialisé dans ces domaines à CentraleSupélec et différents stages. De plus m’engager dans une thèse représente pour moi l’opportunité de développer une expertise scientifique approfondie dans un domaine porteur de sens et d’impact, qui est à mes yeux indispensable pour mon projet professionnel. »
Parcours
« Après une classe préparatoire PTSI / PT*, j’ai intégré l’ENS Rennes où j’ai construit un parcours cohérent autour des enjeux énergétiques. J’y ai suivi une double licence « EEEA » et « Sciences pour l’ingénieur », puis un M1 « Ingénierie des Systèmes Complexes ». 
Soucieux d’étudier plus activement la transition énergétique, j’ai obtenu l’agrégation d’électricité avant de me spécialiser via le M2 Physique et Ingénierie de l’Énergie – parcours REER – à CentraleSupélec. 
Un stage de recherche au sein de l’équipe AUT de l’IETR pendant ma 2e année m’a permis de découvrir la recherche appliquée à l’énergie (algorithmes de commande, analyse de systèmes à plusieurs échelles), renforçant ainsi mon souhait d’y réaliser une thèse porteuse de sens tout en étant dans un environnement propice à mon épanouissement. »

Thématique(s)
Débouchés, Recherche - Valorisation

Mise à jour le 21 août 2026